GRENELLE DE L’ENVIRONNEMENT
Le Président de la République souhaite organiser un grenelle de
l’environnement en octobre 2007.
Malgré un nombre important d’organisations autour de cette table, seuls CGPME dont nombre d’entre nous sont adhérents et l’association des Maires de France peuvent porter nos propositions.
Encourager, informer, sensibiliser les propriétaires de droit d’eau, d’anciens moulins, de scieries, d’usines, vers la production d’électricité.
La France compte 100 000 prises d’eau existantes dont 30 % produiraient la valeur d’une tranche nucléaire d’énergie renouvelable non polluante, sans émettre de C02, sans impact sur l’environnement (nos installations datant d’avant la révolution pour la plupart).
Simplifier les procédures administratives d’autorisation, obliger une réponse avec délai et motif en cas de refus de l’administration.
La plupart de nos installations sont fondées en titre, autorisées, ou bénéficient de l’article 18 de la loi du 16 octobre 1919 et malgré cela, nous attendons des mois voire des années, une attestation nous permettant de produire de l’électricité.
LE MOT DU PRESIDENT
Après la loi d’orientation énergétique (dite loi POPE),
la PPI, la loi sur l’eau (LEMA), une nouvelle tarification pour nos petits moulins
produisant le long de nos belles rivières une énergie propre non
polluante sans CO2, voilà arrivé le Grenelle de l’environnement.
Qui va nous représenter, nous, les petits si nombreux, répartis sur toute la France si ce n’est l’association des Maires de France ?
Tous les maires ont un ou plusieurs droits d’eau sur leur commune. Tous sont satisfaits ou envient leurs voisins qui possèdent ou administrent des micro centrales apportant la vie et des finances dans leur commune. Tous ont une histoire à raconter ou sont fiers de leur moulin, le troisième patrimoine de France après les châteaux et les monuments historiques.
Rencontrez votre maire, faîtes lui part de vos préoccupations, montrez-lui des photos, vos barrages agrémentent les zones urbaines, maintiennent la ligne d’eau à l’étiage, ralentissent la répartition des écoulements, évitent l’érosion de la base des digues et des piles de ponts. Ils sont des réserves, des lieux de reproduction pour le poisson et la faune aquatique, oxygènent l’eau avec leur cascade. Leur entretien, leur restauration mettent en valeur le patrimoine naturel et paysager.
Le Président,
Daniel FARGES
Communication de Gérard Camy
Chers amis,
Le mois d'Octobre va voir se dérouler, dans 20 villes de France, des
consultations du "grand publique" à propos des propositions
du "Grenelle de
l'environnement" debut dans le Centre le 5/10 à Bourges.... la liste
des
villes et les dates sont consultables à
http://www.legrenelle-environnement.gouv.fr/grenelle-environnement/spip.php?article139
pour connaitre le lieu et l'heure demander à la préfecture. IL
ME SEMBLE
IMPORTANT DE NE PAS LAISSER LA PLACE VIDE. Vos différentes organisations
vous ont sans doute alerté... il vaut mieux 2 fois que pas du tout. En
piéce jointe quelques "reflexions". Il faut que nous comptions
sur nous
méme: pour nous mais aussi et surtout pour l'avenir de tous.... aprés
nous!
Soyons RESPONSABLES.
Amitiés.
G Camy.
Quelques arguments pour la consultation publique du
« Grenelle de l’environnement »:
_Les riverains bordant les cours d’eau, quelque soit leur statut : simplement habitants, agriculteurs, pécheurs professionnels, propriétaires de moulin, industriels, producteurs autonomes d’hydroélectricité sont présents en PERMANENCE, ce sont eux qui connaissent le mieux ces rivières et ils sont les premières victimes de leur détérioration. Leur intérêt et donc bien de les protéger, c’est leur PATRIMOINE et celui de la nation ……. Ce sont pourtant des INTERMITTENTS du loisir de ces rivières qui se targuent d’être et que l’on dénomme « protecteurs des milieux aquatiques » (voir la loi sur l’eau)…. comme s’il suffisait pour cela d’acheter une carte de pêche…. (Après 80% d’une classe d’age « bachelier », 100% des pêcheurs « écologistes patentés » ?)….. il serait temps de faire valoir la présence des 4 à 5.000.000 de riverains et leurs « qualités » environnementales.
_Le problème crucial posé aujourd’hui à l’humanité
est celui du réchauffement climatique et donc des gaz à effet
de serre : que faire ?
Economies d’énergie en premier mais après ? remplacement
des énergies productrices de CO² (donc les combustibles…. et pas
seulement le pétrole mais : gaz, bio carburant ou agro carburants,
bois….) par des énergies sans production de CO² ,de SO², de
No², de particules… et pourquoi pas renouvelables …et si en plus elles
étaient « nationales » ? : cela réduit
le champ des « énergies vertueuses »….
L’hydroénergie répond à ces critères, de plus elle
est la plus « mure » technologiquement, sa production
est plus stable que l’éolien ou le solaire… Des études sont en
cours pour moderniser sa technologie particulièrement pour les basses
chutes…VLH… Hydroliennes…
Alors pourquoi n’est elle pas mieux valorisée, on avance certains arguments :
1_« il n’y a plus de potentiel » disent certains pour
le justifier… CELA EST FAUX
le rapport Dambrine par exemple révèle que s’il ne reste que quelques
sites pour la grande hydraulique, pour la petite hydraulique, l’équipement
de quelques unes des chutes existantes
et inexploitées, parmi les 100.000 moulins en fonctionnement il y a un
siècle et dont actuellement seules quelques centaines sont en activité,
pourrait équivaloir à 2 tranches nucléaires…. Cela ne résoudrait
pas le problème planétaire mais vaut bien quelques chauffe eau
solaires…..
2_ « La France avec 80% de nucléaire et 15% d’hydraulique
est un bon élève » : ces chiffres sont ceux de
l’électricité produite par EDF…. et personne ne parle de celle
que chaque industrie produit (et auto consomme) dans des centrales au fuel,
au gaz ou au charbon ? ? ? ? ? combien de MW ?
combien de « GES » ? et les engagements européens
des 20% minimum de consommation d’énergie renouvelable pour diminuer
de 20% les GES ?
3_les barrages nuisent à la « biodiversité »
et en particulier à la vie des poissons…surtout « migrateurs »….
« Quand on veut tuer son chien on dit qu’il a la rage » :
a)il y a un siècle 100.000 barrages et des poissons…. Aujourd’hui 2.000
centrales et peu de poissons…. Ne faut il pas chercher les vraies causes ailleurs ?
b)circulation des migrateurs : il existe des « passes et des
ascenseurs à poissons »…mais encore faut il qu’il y ait des
poissons…
c) si l’on ne fait pas le choix de « combattre par tous les moyens
le réchauffement climatique »…. Lorsque nos rivières
seront devenues des « oueds » passes ou pas, il n’y aura
plus de poissons : migrateurs ou pas …. Il faut choisir ses priorités !
d)classements rivières réservées ou classées migrateurs :
la loi sur l’eau prévoit leur réexamen avant 20014 : aujourd’hui
la liste actuelle est démeusurement longue : faut il que toutes
ou presque les rivières soient classées ? une rivière
classée en 1905 (donc il y a plus d’un siécle !) qui a attendu
97 ans pour que l’on désigne les espèces…. et pour laquelle on
préconise des échelles à poissons de 500.000 euros l’une
et donc au moins 10 millions d’euros au total…(combien de places de crèches
ou pour handicapés ?) est ce sérieux ? la venue éventuelle
d’une Alose à Bourges ou d’une Lamproie à Montluçon le
vaut-il ? surtout si l’on constate qu’après le passage des cormorans…
il ne reste pratiquement plus que des silures (introduits par qui ?)!
Il faut le dire dans les CLE, SAGE, SDAGE. et consultations.
e)que certains cours d’eau soit dédiés à certaines espèces
piscicoles est trés important… mais doit-t-on en faire une priorité
absolue sur TOUS les cours d’eau…. quelqu’un prônerait–t-il sérieusement
que toutes les voies de circulation soient « piétonnes »
ou « autoroutières » ? ? ?
4_ « la présence de poissons est indispensable car c’est
le baromètre du bon état des rivières » :
FAUX
les saumons vivent très bien avec la présence de mercure… qu’ils
concentrent… à vos dépends si vous les mangez…. Il vient d’être
interdit de manger sa pêche dans le Rhône….les poissons étant
devenus toxiques à cause du pyralène…. qui ne les empêche
pas de prospérer.
_Il y a des choix à faire : « sauvegarder l’avenir »
ou continuer avec les arguments du passé souvent erronés,
_Il faut que les riverains soient eux mêmes exemplaires, quelque soit
leur activité
_ Il faut concilier tous les usages de l’eau dans une juste hiérarchie
des besoins qui est maintenant différente de celle d’hier (voir le code
de l’environnement art 211-1), sans tabous et avant qu’il ne soit trop tard.
_Est-il encore raisonnable de dépenser des sommes exorbitantes dans des
installations souvent inutiles aujourd’hui et sûrement demain si la lutte
contre le réchauffement n’est pas la priorité des priorités.
_La priorité « circulation des poissons » pourra
redevenir primordiale si le problème du réchauffement climatique
est surmonté…. (les installations sont réversibles et l’alevinage
est bien connu….) mais s’il ne l’est pas…. la question ne pourra même
plus être posée !
Ce ne sont que des arguments « sincères et pas forcement
politiquement corrects aujourd’hui mais, qui j’en suis sur, le seront demain
(et espérons pas trop tard !) »….si vous voulez en faire
bon usage…. vous avez l’occasion d’avoir la parole ….. prenez la, à votre
manière…. sinon vous pourriez le regretter…. On parle beaucoup de rupture….
pas facile ….surtout si l’on n’essaye pas.
Bon courage ! Cordialement.
G Camy. Association des Producteurs Autonomes
Centre et Moyenne Loire
Le Boutet
41320 Châtres sur Cher
Tel/Fax: 0254980531