MEUNIER DORS-TU ?
Des scénarios, des dialogues, des chansons, des contes « Les Lettres de Mon Moulin », « Le secret de Maître Cornille », illustraient bien la façon dont au siècle dernier, meuniers et moulins ont commencé à disparaître de notre environnement habituel. « Au Village » représente les moulins tournants à l’écart des agglomérations. De La Fontaine nous avons récité à l’école : « Le Meunier, son fils et l’âne ». Nous avons tous fredonné : « Meunier tu dors, ton moulin va trop vite » et « Il fait bon chez vous Maître Pierre, il fait bon dans votre moulin ». Les archives apportent une preuve certaine que nos meuniers d’autrefois étaient nombreux et actifs. Des locutions ou proverbes des siècles passés, encore utilisés à notre époque dans les dictionnaires, témoignent de leur importance : voleur comme un meunier ; se battre contre les moulins à vent ; apporter de l’eau au moulin de quelqu’un ; faire venir l’eau à son moulin ; il viendra à mon moulin ; entrer dans une maison comme dans un moulin ; on ne peut pas être à la fois au four et au moulin ; renvoyer quelqu’un à son moulin ; jeter son bonnet par dessus les moulins ; ressembler à quelqu’un comme un moulin à vent ; il vaut mieux aller au moulin qu’au médecin.
Th. LACROIX