Le Moulin de la Roche


Le journal : Henri, pouvez-vous nous raconter en quelques mots, votre intention de devenir « producteur d'électricité » ?


Henri : J'ai passé ma vie dans ce moulin où je suis né, où j'ai produit de la farine pour les agriculteurs environnants, les boulangers et à ma retraite j'ai arrêté le moulin, mais depuis quelques années, l'idée de refaire tourner la turbine germait dans ma tête.

La prise d'eau




Le journal : Vous avez alors adhéré au Syndicat des Moulins ?


Henri : Oh non ! Je suis adhérent depuis les premières heures de celui-ci, c'est à dire dans les années 80, avec Monsieur VALEILLE.


Le journal : Votre hésitation pendant ces quelques années, à quoi est-elle due ?


Henri : A une tarification et des conditions qui ne n'intéressaient pas jusque là, mais les démonstrations constantes du Syndicat, la nouvelle orientation européenne, la tarification ont fait le déclic.

La génératrice



Le journal : Est-il compliqué pour vous, de devenir producteur d'électricité ?


Henri : Bien des contraintes :


Le journal : Vous qui avez l'installation complète jusqu'à la turbine, avez-vous engagé de grosses dépenses ?


Henri : Protecteurs EDF : 15000 francs.

Le moteur électrique, la pompe à huile pour l'ouverture de la turbine, le coffret électrique, les câbles sont d'occasion.

Groupe hydraulique ouverture/fermeture turbine



Le journal : D'une manière générale, êtes-vous satisfait de cette décision ?


Henri : Bien sûr, un droit d'eau qui fonctionne, c'est une activité, le ronronnement de la turbine, le compteur qui tourne….

L'armoire automatisme



Le journal : Avez-vous demandé un double tarif été-hivers ?


Henri : Non, un tarif unique 06-01 à 40 centimes environ toute l'année plus la majoration de qualité les 5 mois d'hivers.


Le journal : Le Syndicat des Moulins y est-il pour quelque chose dans votre projet ?


Henri : Bien sûr ! Tout d'abord pour les conseils, l'aide, mais aussi la convivialité des réunions.