La minoterie Simon

Un moulin à farine toujours en activité

 


Sur la Charente mais dans la Vienne, à proximité de Charroux, le moulin du Chatain date du XVième siècle.

C'est l'arrière-grand-père de M. Simon qui l'a acheté, en 1913, après avoir été meunier dans le moulin juste en amont de celui-ci.

Jadis deux roues, alimentées par deux canaux parallèles, entraînaient chacune deux paires de meules.

Dans les premières années du XXième siècle, les roues ont été remplacées par une seule grande roue, et les meules à farine panifiable par un appareil à cylindres double.

Puis en 1948, la roue a été remplacée par une turbine Labeguerie, et trois appareils à cylindres ont remplacé l’ancienne.

Utilisée pour la mouture de céréales secondaires jusqu’en 1956, la dernière paire de meule est sortie du moulin en 1966.

 

 

 

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La minoterie

En 1966, le père de M. Simon a rénové toute l'installation avec quatre appareils à cylindres et un système de remontées pneumatiques entraînés par la turbine et un moteur d’appoint. Aujourd’hui, la motricité du moulin est assurée par des moteurs électriques, lesquels, le temps de la restauration de la turbine hydraulique et de son accouplement à un générateur, sont alimentés par le réseau électrique local.

La minoterie écrase quelque 12.000 quintaux de blé par an. Elle produit exclusivement de la farine panifiable destinée aux boulangers.

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L'arrivée d'eau et la grille

 

Le métier a bien changé en cinquante ans. Il faut bien choisir ses blés, proposer diverses variétés de farine, bien organiser ses livraisons, et passer beaucoup de temps chez les clients continuellement sollicités par les commerciaux des grands moulins industriels.

Depuis le début du siècle, par trois fois le barrage a cédé à l’érosion et à la pression de l’eau, toujours à la fin du printemps (mai ou juin).

En 1936, puis encore en 1966, il a été remonté aux seuls frais de la famille Simon.

La dernière fois, c'était en 1997, le Syndicat d'Aménagement du Bassin de la Charente a participé substantiellement à la reconstruction. A cette occasion, on a essayé de faire signer des conventions visant à revoir droit d’eau et droit de pêche, mais en vain.

Ici, cependant, les relations avec les divers usagers de l'eau sont très bonnes. On a toujours laissé les pêcheurs pêcher et les canoteurs canoter, cela n'a jamais posé de problèmes. Certains vont même jusqu’à garer leurs véhicules dans la cour du moulin.

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Le barrage sur la Charente

H.D.
Avec l'aimable autorisation de M. Simon- sept 2004